Faut-il enlever les tuiles pour poser des panneaux solaires ? Guide d’installation sur toiture

Habitation

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Par Gwen

Idées principalesDétails pratiques
Deux méthodes d’installation principalesChoisir entre la surimposition au-dessus des tuiles ou l’intégration au bâti en remplacement des tuiles.
Technique de surimposition recommandée
Utiliser un ruban clinquant sous les tuiles pour fixer les supports aux chevrons de charpente.
Inconvénients de l’intégration au bâti99% des sinistres concernent cette méthode avec 56% de problèmes d’étanchéité et risques de surchauffe.
Budget à prévoir
Compter entre 7 500€ et 30 000€ selon la puissance, plus 2 000 à 4 000€ de main-d’œuvre.
Démarches administratives nécessaires
Consulter le PLU et déposer une Déclaration Préalable de Travaux en mairie.

La pose de panneaux solaires sur un toit en tuiles soulève de nombreuses questions, notamment celle de savoir s’il faut retirer complètement la couverture existante. Après avoir installé mon premier système photovoltaïque il y a quelques années, j’ai découvert qu’il existe différentes méthodes d’installation, chacune avec ses avantages. Aujourd’hui, je vous partage mon expérience et les connaissances acquises pour vous aider à faire le meilleur choix pour votre projet d’autonomie énergétique.

Comment fixer des panneaux solaires sur un toit en tuiles ?

Lorsque j’ai entrepris d’installer des panneaux solaires sur ma toiture, j’ai découvert deux méthodes principales : la surimposition (ISB) et l’intégration au bâti (IAB). La première option, plus courante et que j’ai choisie pour ma maison, consiste à installer les panneaux au-dessus des tuiles existantes.

Pour réaliser cette installation en surimposition, il n’est pas nécessaire d’enlever toutes les tuiles, mais seulement de les soulever partiellement. La technique consiste à glisser un ruban clinquant en acier inoxydable ou galvanisé (moins d’1 mm d’épaisseur) sous les tuiles. Ce clinquant sert ensuite de support pour fixer solidement les rails qui accueilleront vos panneaux.

Voici les étapes principales que j’ai suivies pour ma propre installation :

  1. Soulèvement des tuiles aux points de fixation stratégiques
  2. Insertion du clinquant et fixation aux chevrons de la charpente
  3. Installation des crochets de fixation sur le clinquant
  4. Remise en place des tuiles avec les supports dépassant
  5. Montage des rails sur les supports
  6. Installation des panneaux sur les rails

J’ai appris qu’il ne faut jamais fixer directement sur les tuiles, car celles-ci ne sont pas conçues pour résister aux forces exercées par le vent sur les panneaux. C’est pourquoi la fixation aux éléments structurels de la charpente est indispensable pour garantir la sécurité et la longévité de l’installation.

En m’intéressant à des solutions plus écologiques pour mon habitat, j’ai découvert que ces principes d’installation peuvent s’appliquer aux maisons écologiques, où l’intégration des panneaux solaires constitue souvent un élément essentiel du projet global.

Intégration au bâti : une alternative esthétique mais exigeante

L’autre méthode d’installation que j’ai envisagée mais finalement écartée est l’intégration au bâti (IAB). Cette technique plus sophistiquée nécessite effectivement de retirer une partie des tuiles pour les remplacer par les panneaux qui deviennent partie intégrante de la toiture.

Le processus d’intégration se déroule en 7 étapes principales :

  • Retrait des tuiles à l’emplacement prévu
  • Fixation de liteaux à intervalle régulier
  • Pose d’un tissu isolant sur les liteaux
  • Installation des cadres pour les panneaux
  • Placement d’abergements pour l’étanchéité
  • Montage des panneaux dans les cadres
  • Raccordement électrique

Cette solution offre une intégration esthétique remarquable, les panneaux étant au même niveau que la toiture. Elle est particulièrement adaptée aux constructions neuves, comme les maisons passives, où l’on peut prévoir l’installation dès la conception.

Toutefois, mon expérience et mes recherches m’ont montré que cette méthode présente plusieurs inconvénients significatifs. Selon les statistiques du secteur, 99% des sinistres concernent des installations IAB, dont 56% pour des problèmes d’étanchéité. Et aussi, l’absence d’espace entre les panneaux et la charpente réduit la ventilation et peut entraîner une surchauffe, diminuant ainsi le rendement énergétique.

Les types de couverture compatibles avec cette méthode incluent les tuiles en terre cuite, les tuiles en béton ondulées et les tuiles en ardoise, mais elle n’est pas recommandée pour les bacs acier.

Aspects financiers et réglementaires à considérer

Lorsque j’ai planifié mon budget pour cette installation, j’ai constaté des différences significatives entre les deux méthodes. L’intégration au bâti représente généralement un surcoût de 500 à 1000€ par rapport à la surimposition. Pour vous donner une idée plus précise, voici les fourchettes de prix pour une installation complète réalisée par un professionnel RGE :

  • 7 500 à 10 500€ pour 3 kWc
  • 10 500 à 15 000€ pour 6 kWc
  • 15 000 à 21 000€ pour 9 kWc
  • 21 000 à 30 000€ pour 12 kWc

À ces montants s’ajoute un coût de main-d’œuvre pour la pose qui varie entre 2 000 et 4 000€. Cette option peut sembler plus onéreuse malgré l’économie réalisée sur les tuiles non achetées.

Sur le plan réglementaire, j’ai dû consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de ma commune et déposer une déclaration préalable de travaux en mairie. Si vous habitez dans une zone protégée, l’avis favorable de l’Architecte des Bâtiments de France sera nécessaire.

En définitive, enlever les tuiles n’est pas systématiquement nécessaire pour installer des panneaux solaires. La méthode de surimposition, que j’ai privilégiée pour ma propre installation, offre un bon compromis entre simplicité, coût et performance. Néanmoins, chaque projet est unique et mérite une réflexion approfondie en fonction de vos objectifs d’autonomie énergétique et des spécificités de votre habitation.

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